Ensemble vocal Amaryllis

Vendredi 24 septembre 2021 à 20h00

Ensemble vocal Amaryllis | www.choeuramaryllis.org

In Memoriam

Ferenc Farkas : Missa Secunda

Georg Friedrich Haendel : « The Ways of Zion Do Mourn »

Direction : Christine Mayencourt

 

LE PROJET

L’année 2020 aura signé les 20 ans de la disparition de Ferenc Farkas, l’un des grands musiciens et compositeurs du XXème siècle. Amaryllis souhaite lui rendre hommage en contribuant à faire redécouvrir sa musique. Après avoir entendu notre interprétation du motet Rosza madrigal lors de notre concert de fin 2018, M. András Farkas, fils du compositeur, nous a suggéré la partition de la Missa secunda in honorem Sanctæ Margaritæ. Une proposition que nous avons acceptée avec enthousiasme, conquis par l’émotion contenue dans cette messe.

Nous estimons que l’œuvre doit d’être présentée au public mélomane de notre région, et qu’elle mérite de figurer plus régulièrement dans des programmes de concert à l’avenir. Il en va d’ailleurs de même pour d’autres pièces du catalogue de Ferenc Farkas, dont la riche orchestration ne devrait pas effrayer les comités de nos chœurs d’oratorio et orchestres romands.

Après cette messe d’une douzaine de minutes, l’hommage se poursuivra avec le fameux

« The ways of Zion do mourn » (Les chemins de Sion sont en deuil), de Georg Friedrich Haendel. Ce somptueux Anthem pour les funérailles de la reine Caroline, écrit à l’occasion du décès de la Reine d’Angleterre, protectrice et amie de Haendel, nous semble très approprié pour commémorer la disparition d’un grand musicien de notre époque.

 

LES ŒUVRES

Ferenc Farkas : Missa secunda

Trop peu connu dans notre région, Ferenc Farkas (1905-2000) fut un compositeur hongrois généreux, inventif et polyvalent. Avec plus de 700 opus, son talent s’est exercé dans tous les genres : opéra, ballet, comédies musicales, musique de film, musique de chambre et musique sacrée. Au-delà de la curiosité et de son goût pour l’expérimentation, il intégra les diverses influences et inspirations de manière à atteindre une forme de clarté, de sorte que sa musique puisse être comprise et appréciée par le plus grand nombre de mélomanes possible.

« Comme le sculpteur qui ne fait que dégager la sculpture déjà contenue a priori dans la masse de marbre, j’essaye, à partir du motif, de faire jaillir la ligne mélodique la plus évidente et la plus naturelle. Je recherche la forme dans laquelle le matériel se sent le mieux. »

Cette quête de l’essentiel se ressent particulièrement dans la Missa secunda. Son écriture diatonique accentue la pureté des lignes et fait ressortir la perfection de la forme et l’équilibre des proportions. La vocalité des mélodies permet à une émotion contenue de se dégager. La subtilité de l’orchestration pour ensemble à cordes souligne encore les couleurs de l’harmonie.

La Missa secunda in honorem Sanctæ Margaritæ a été composée en 1964 et dédiée à l’épouse du compositeur, prénommée Marguerite, à l’occasion des 25 ans de mariage du couple. Initialement prévue pour chœur mixte et orgue, Ferenc Farkas en écrivit en 1986 une nouvelle version dans laquelle le chœur est accompagné d’un orchestre à cordes.

Georg Friedrich Haendel : « The Ways of Zion Do Mourn »

« The Ways of Zion Do Mourn », aussi connu sous le titre Anthem for the funeral of Queen Caroline, a été composée en effet en 1737 à l’occasion des funérailles de la reine Caroline, épouse du roi d’Angleterre George II. Écrite en cinq jours sur une commande du roi, la musique fut interprétée le 17 décembre 1737 lors des funérailles de la reine à l’abbaye de Westminster et jugée admirable.

La reine Caroline, décédée le 20 novembre, était une amie de longue date et un soutien protecteur pour Haendel, qui fut très affecté par sa mort. Il composa pour ce deuil personnel « le plus splendide et le plus émouvant des hommages funéraires » (J.F. Labie).

Le texte de l’antienne est un arrangement adapté de versets bibliques tirés de plusieurs livres de l’Ancien et du Nouveau Testament. L’auteur est inconnu mais pourrait très bien être Haendel lui-même, puisqu’il avait une connaissance approfondie des Écritures Saintes. Le style emprunte au choral luthérien ainsi qu’à la tradition polyphonique anglaise.

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